SOS Misandrie

« Parce que les hommes battus d’aujourd’hui vivent le calvaire des femmes battues d’hier. »

 

 

Violences conjugales,
agressions sexuelles
 :

les oubliés de la France

 

1 homme sur 4 est victime de harcèlement sexuel au travail *.

1 600 000 hommes victimes d’un stress post-traumatique (SPT) à la suite d’un viol ou d’une tentative de viol subi dans leur vie *.

146 000 hommes victimes par an de violences conjugales tous types confondus *.

26 000 hommes victimes par an de violences sexuelles commises par leur conjoint.e ou ex-conjoint.e *.

67 500 hommes victimes chaque année de violences sexuelles physiques au travail *.

 

Et vous ? Quelle victime de la France misandre êtes vous ?

Violences conjugales,
agressions sexuelles
 :
la France de la honte !

 

0 plaquette informative de l’État où l’homme apparaît comme victime.

0 page Internet de l’État où l’homme apparaît comme victime.

0 précision de l’État pour dire que des structures prennent aussi en charge les hommes victimes.

0 structure d’État spécifiquement dédiée aux hommes victimes.

0 communication de l’État qui précise qu’un homme a aussi droit au statut de victime.

100% de communications de l’État qui suggèrent un sexe masculin pour évoquer un agresseur, mais  JAMAIS il n’y est suggéré qu’une victime puisse être un homme.

 

À la maison,

vous aussi ?

Appelez le 3919

(7j/7, de 8h à 22h)



Votre enfant,

risque ça ?

Appelez le
01 47 70 25 34

(7j/7, 24h/24)

URGENCE VICTIMES : Que faire ?

 

Vous êtes victime de violences ou de harcèlement sexuel et vous désirez savoir quoi faire, et surtout dans quel ordre. Parfait : vous êtes exactement au bon endroit pour travailler tout ça, avec nous, et vous en sortir.

Voici donc un petit tutoriel fait pour vous et qui va vous permettre de sortir la tête de l'eau. Oui c'est possible, et vous allez vite vous rendre compte que comme tout le monde vous avez une force et une volonté intérieure que vous n'imaginez même pas. Vous allez vous découvrir sous un aspect de battant capable de rebondir face au pire, on appelle ça la résilience. Bref vous êtes un être humain tout à fait normal, vous avez subi un drame et vous allez apprendre à le percevoir comme quelque chose qui un jour aura fait partie de votre vécu.

Sachez d'abord que cette chose affreuse que vous vivez ou que vous avez vécue, vous ne l'oublierez pas. Effectivement aucun traumatisme ne s'oublie, mais vous allez découvrir comment le mettre dans une case appartenant au passé. C'est un peu comme une blessure physique : d'abord elle est omniprésente et vous empêche de vivre, puis lentement elle cicatrise et vous fait mal lorsque vous appuyez dessus ou que vous y pensez, puis avec le temps cette douleur est de moins en moins présente, pour finalement ne laisser qu'une trace indélébile mais ne générant plus aucune douleur, une cicatrice qui vous rappellera qu'un jour vous avez vécu ce traumatisme, et surtout que vous vous en êtes sorti. Et votre expérience de reconstruction pourra même servir à d'autres.

Allez on y va :


1. Stop au déni de situation !

Pour avoir vécu ce que vous vivez, nous savons que votre premier ressenti est probablement un doute sur le côté hostile de votre situation. Il est fort probable que vous vous interrogez de la sorte : « suis-je vraiment en danger ? », « est-ce que je n'exagère pas ma situation ? », « et si je me trompais risque-t'on alors de me le repprocher ? » etc. C'est tout à fait normal, ces questions ne sont que les conséquences d'un fait : vous êtes un être humain sensible. Bravo, tout le monde devrait être comme vous. Donc ne changez strictement rien sur ce point !
Mais STOP le psychotage inutile !

Parce que si vous vous sentez en danger, c'est parce qu'il y a des éléments réels qui allument dans votre tête des interrupteurs qui vous disent qu'il y a un problème. C'est humain et instinctif : on ne se sent jamais en danger pour rien, il y a toujours une raison valable et parfaitement justifiée à ce ressenti. Donc si vous vous demandez si vous êtes « vraiment » en danger c'est que vous l'êtes.

Peut-être trouvez-vous même des excuses ou des circonstances atténuantes à la personne agresseuse : « elle n'est pas méchante », « elle ne l'a pas fait exprès », « c'est à moi de mieux m'ouvrir à elle pour la comprendre ou l'aider » etc. Vous allez même peut-être considérer que votre perçu exagère la situation. Sachez que ce comportement humain est normal, et justement qu'il caractérise une personne en réel danger. Inconsciemment et de manière instinctive votre cerveau vous amène à vous adapter à cette situation hostile pour simplement continuer à vivre avec, mais sans souffrance. Peu à peu vous commencez à accepter tous ces éléments petits ou grands qui caractérisent votre calvaire, pour le percevoir comme étant moins insupportable. Votre questionnement qui relativise et diminue la gravité probable des faits en est la preuve. On dit que l'être humain a une capacité d'adaptation à tout, vraiment tout, et c'est vrai : cela se met en oeuvre par ce procédé d'auto-soumission inconscient.

Si ce comportement d'adaptation est humain et permet aux personnes en grande souffrance de se protéger et de continuer à vivre en acceptant un sort intolérable, vous devez absolument le combattre. Il faut au plus vite stopper l'évolution de ce procédé inconscient, sinon vous risquez de ne plus percevoir le risque d'une réelle situation de danger et devenir progressivement l'esclave de votre tortionnaire, sans plus vous rendre compte du caractère intolérable de votre situation. Donc NON : Vous n'êtes l'esclave de personne et en aucune situation !

Si vous vous sentez en danger, c'est parce que vous l'êtes. Point !


2. S'extraire de la situation hostile.

Si vous arrivez à ce point de la page c'est que vous avez déjà accompli un tier du chemin pour vous en sortir. Celà peut vous paraître idiot ou incroyable, pourtant poser un mot sur une situation telle que la votre, accepter de la qualifier, c'est déjà un énorme pas de franchi, un vrai succès, le tout premier d'une victime vers la lumière. Donc bravo, vous êtes engagé sur meilleure des voies possibles, c'est très prometteur. Continuez comme ça !

Jusque là nous avons travaillé le côté psychologique du problème. Désormais nous allons devoir passer en mode action. Attention toutefois aux interprétations que cela peut suggérer à tort : en tant que victime vous allez devoir agir, c'est à dire être acteur, mais surtout ne pas faire n'importe quoi. Donc exit les méthodes clichés telles que l'actualité et les médias peuvent propager et qui sont susceptibles de vous mener tout droit en prison. N'oubliez pas que vous êtes un homme et que nous sommes en France. Ce pays est à l'initiative des Droits de l'Homme, mais dans les faits cela concerne un Homme qui ne porte pas le même sexe que vous. Donc pas de grâce présidentielle pour vous, d'autant plus si votre agresseur est une femme : vous portez le mauvais sexe pour avoir droit à la bienveillance des médias, voire de l'État, et dans tous les cas vous serez présumé coupable face à une femme tortionnaire qui tenterait de se faire passer pour une victime.

Il va falloir vous « extraire ». Ce mot peut prêter à sourir étant donné qu'aujourd'hui il est évoqué dans de nombreux films et jeux d'action. Toutefois il signifie une chose très précise : qu'avant l'extraction vous êtes dans une situation de danger, et qu'ensuite vous n'y serez plus. Il y a deux façons d'être extrait d'une situation hostile : soit supprimer le caractère hostile de la situation, soit en être écarté.


2.a - Consulter un médecin généraliste : une toute première trace -

Lorsque l'on conseille à une personne d'aller consulter un médecin, c'est parfois interprété comme signifiant « tu es malade ». C'est une erreur due à des clichés et à une méconnaissance du champs d'application de la médecine. Dans votre situation par exemple vous n'êtes absolument pas malade, et cette consultation ne peut donc avoir que deux objectifs :
- Vous aider à moins souffrir de l'agression que vous avez vécu, ou que vous vivez encore,
- Laisser une première trace informelle de cette situation.
Ce médecin généraliste peut parfaitement être un autre que votre médecin de famille, il peut consulter près de chez vous ou beaucoup plus loin : dans tous les cas c'est vous qui décidez. Informez-vous de ses horaires de consultation libre, et allez-y sans oublier votre Carte Vitale.

La souffrance psychologique post-traumatique est un phénomène qui lorsqu'elle est intense empêche réellement de vivre. Elle est obsédante au point de créer un « effet tunnel » qui aspire votre attention, vos capacités, votre énergie. Vous ne vivez plus que dans le souvenir, la crainte, souvent dans l'idée d'une espérance vaine. Ce ressenti cache souvent un état dépressif, il n'a absolument rien à voir avec une dépression chronique étant donné que cet état n'est qu'une réaction humaine normale à un événement ponctuel ou à une situation vécue particulièrement traumatisante. Contrairement à vous, les personnes dépressives chroniques le sont généralement sans véritable raison apparante, donc cela n'a strictement rien à voir avec vous. Vous concernant on pourrait donc résumer la situation en : pas de maladie, mais une souffrance réelle et intense. Un médecin pourra donc vous prescrire pour un temps relativement court une aide qui supprimera cette espèce de voile noire douloureux qui assombri votre vie. Rapidement cela vous permettra de retrouver entièrement vos facultés, pour que vous puissiez vous extraire ou être extrait. Croyez-en les gens qui y on eu recours : cette aide médicale vous sort vraiment la tête de l'eau juste le temps nécessaire. C'est une première aide remboursée par la Sécurité Sociale, et étant donné que cet organisme rembourse de moins en moins d'aides, le fait qu'elle prenne en charge cette aide-ci démontre sa nécessité et son efficacité vous concernant.

La trace informelle dont il est question est une trace informatique de votre passage que seul ce médecin-ci pourra consulter pour mémoire, et personne d'autre. Plus tard, si vous comptez porter plainte et aller en justice, alors vous aurez droit de la faire valoir devant un tribunal comme élément qui démontre que ce jour là il y avait un problème suffisemment sérieux pour vous mener à consulter un médecin. Bref cette trace vous appartient à vous et vous seul et vous en ferez ce que vous voudrez. Les médecins sont des personnes extrêmement bienveillantes et ouvertes, vous pouvez faire confiance en leur discretion. Pendant la séance expliquez lui avec des mots simples le pourquoi de votre venue, vous pourrez lui parler de votre vécu si vous le désirez, ou bien ne pas rentrer dans les détails : c'est vous qui décidez, et dans tous les cas il vous comprendra.

Il s'agit donc surtout là d'une opportunité à saisir, un tout premier petit pas vers l'obtention d'une aide, et un élément de preuve le jour où vous déciderez d'aller plus loin.


2.b - Déposer une main courante : un premier pas discret -

Si vous avez besoin de temps pour réfléchir avant d'agir sérieusement, alors pas de problème, c'est normal ! Pour vous il existe un premier jalon vers l'extraction, un premier pas vers la délivrance. Il vous permettra de discrètement faire savoir à la police qu'il y a un problème, sans pour autant enclencher la moindre procédure. Cette solution consiste à déposer une main courante.

Rendez-vous à votre commissariat de police ou à la gendarmerie et expliquez que vous souhaitez déposer une main courante concernant cet événement qui vous a fait mal. Ce sera noté (vous pouvez en demander une copie) et avec toute la bienveillance possible votre interlocuteur vous conseillera.

L'écriture d'une main courante ne peut théoriquement pas vous êtes refusée. Si la personne que vous rencontrez au commissariat se montre réticente, n'insistez pas. Vous êtes déja affecté par ce que vous avez vécu, nul besoin de vous opposer à un policier probablement surchargé de travail. Demander simplement l'adresse du Procureur de la République en charge du lieu où vous résidez, un papier et un stylo, demander une table et rédigez lentement ce que vous avez vécu, votre ressenti. Précisez que vous aimeriez que ce courier fasse office de main courante et que vous ne souhaitez pas porter plainte. Expédiez ceci en lettre simple ou en accusé-réception à l'adresse du Procureur de la République qui vous aura été remise.


2.c - Appeler à l'aide = une fenêtre ouverte sur la liberté. -

Si vous en avez l'opportunité, vous pouvez appeler du secours. Cette solution produit ses effets à court ou moyen terme, elle permet d'obtenir l'assistance de personnes compétentes pour vous extraire de la situation dangereuse.

Dans le cadre professionnel cela peut se faire en contactant des collègues ou votre employeur si l'agression a lieu dans l'espace de travail (ou les transports pour s'y rendre). Objectif : que votre employeur ou le Pôle des Ressources Humaines intervienne auprès de l'agresseur pour faire cesser au plus vite ses agissements à votre encontre et lancer une procédure disciplinaire si nécessaire. La responsabilité de l'employeur est engagée.

Dans le cadre de violences conjugales, la fuite est très souvent difficile à envisager. Plusieurs véritables murs peuvent s'y opposer :
- la présence physique de l'agresseur,
- sa présence psychologique matérialisée par des menaces. On citera celles proférées concernant les enfants, il y a aussi cette menace que de plus en plus de femmes bourrelles utilisent aujourd'hui dans un contexte de misandrie institutionnalisé en France : menacer de se présenter elles-même comme victimes et de faire passer leur proie pour l'agresseur,
- et il y a aussi ce mur extrêmement difficile à abattre pour nombre d'hommes-victimes qui consiste en ce sentiment de bienveillance voir d'amour qu'ils éprouvent toujours pour leur tortionnaire. Effectivement, fuir signifie s'éloigner, cela peut aussi signifier faire du mal à la personne aimée, ce qui est évidemment ressenti comme intolérable par l'amoureux. La personne bourrelle le sait parfaitement et son emprise psychologique est souvent très présente pour la victime, il s'agit d'une véritable prison aux barreaux invisibles mais à la solidité éprouvée.

Lorsqu'un de ces murs infranchissables est dressé entre vous et la liberté de ne plus souffir, alors la fuite ne peut être envisageable. Aucune honte à avoir à ce sujet, nous sommes tous des humains, pas des machines. La solution consiste alors à appeler à l'aide, c'est à dire prévenir l'entourage par tous les moyens possibles. Evidemment l'homme-victime amoureux ressentira l'impression de trahir celle qu'il aime, mais il faut qu'il comprenne qu'il s'agit là d'un moyen d'aider le couple à s'en sortir. Le but n'est pas de mettre la personne conjointe en prison, ni de la faire souffrir, le but est que vos souffrances cessent et que votre tortionnaire prenne vraiment conscience de ce que vous vivez. Vous ne la dénoncerez pas, vous allez l'aider à vous comprendre, à faire en sorte que votre couple aille mieux, qu'elle aille mieux.

Votre atout : très fréquemment la personne tortionnaire donne une liberté relative à son esclave affectif car elle sait qu'elle le tient par le lien du coeur. Tout moyen de contact avec l'extérieur devra donc vous mener à appeler à l'aide pour obtenir une intervention extérieure des forces de l'ordre. Votre famille, un ami, un voisin, un commerçant, n'importe qui que vous croiserez dans la rue ou ailleurs, vos collègues de travail aussi, votre employeur, votre médecin traitant, le 3919 voire Police Secours au 17. Tout contact extérieur au domicile est à percevoir comme une fenêtre ouverte sur la liberté. Il est judicieux de préciser à la personne que vous contacterez si la vie de vos enfants a été menacée par votre bourrelle.

Dans tous les cas les policiers qui interviendront seront des professionnels formés à votre situation : ils procèderont en privilégiant le dialogue bienveillant et le bon sens, sans brusquer quique ce soit, avec douceur envers vous, elles, vos enfants, et surtout sans laisser le temps à votre agresseuse de mettre ses éventuelles menaces à exécution. Des psychologues seront là pour vous et votre couple, des pédo-psychiatres seront présents pour vous assister auprès de vos enfants pendant les opérations. Personne ne sera là pour vous juger, il s'agira d'abord de faire en sorte que la personne en danger, qui qu'elle soit, soit écartée de son agresseur même si cet agresseur est une femme. Une fois cette séparation effectuée alors la police commencera son enquête pour établir les faits. A cet instant là vous ne serez plus en danger.

C'est ce moyen qu'utilisa Maxime Gaget pour sortir de l'emprise de sa conjointe : sa famille fut mise au courant par le frère de sa tortionnaire. La famille de Maxime contacta ensuite la police qui se rendit au domicile conjugal pour extraire Maxime.


2.d - La fuite = la liberté tout de suite ! -

Fuir, c'est s'extraire d'une situation de danger. Ce n'est ni lâche, ni honteux : fuir est un acte de survie, il s'agit donc d'un acte de courage face au danger. Cette solution paie cash, c'est à dire tout de suite.

Dans le cadre professionnel il est admis que l'employé a le droit de ne pas se rendre sur son lieu de travail s'il invoque ce que l'on appelle le droit de retrait. Depuis chez vous il vous faut alors contacter l'employeur et lui faire part de la situation en expliquant que vous faites usage de votre droit de retrait au vu de la situation constitutive d'un danger réel pour vous. Il faut alors absolument contacter un délégué du personnel pour lui faire part de votre décision de ne pas vous mettre en danger en vous rendant au travail, et du fait que vous avez contacté votre employeur. A savoir qu'aucune retenue de salaire ne peut vous être administrée, se rappeler aussi qu'une agression sur le trajet domicile-travail est aussi considérée comme justifiant un droit de retrait. Enfin un employeur est toujours responsable pénalement et civilement des agressions que vous subissez dans ce contexte, d'autant plus lorsqu'il en a été avisé.

La fuite du domicile conjugale reste hélas une solution rarement employée car elle sous-entend de ne pas être sous l'emprise psychologique de sa bourelle, ce qui est rarement le cas. De plus lorsque des enfants sont aussi concernés alors la fuite peut se révéler plus difficile à mettre en oeuvre sans assistance (traumatisme psychologique des enfants lié au départ...) Si vous avez réussi à vous défaire de l'emprise psychologique de votre bourrelle et que vous vous sentez prêt, alors prévoyez un point de chute et prenez avec vous tous les documents d'identité et légaux vous concernant :
- des quittances,
- les certificats médicaux attestant de traumatismes et d'arrêts de travail,
- plusieurs de vos fiches de paie,
- plusieurs Relevés d'Identité Bancaire,
- un chéquier,
- vos cartes bleues personnelles,
- de l'argent liquide si vous en avez,
- les papiers du véhicule si vous en prenez un,
- les CNI et passeports de vos enfants s'ils vous accompagnent,
- le livret de famille,
- quelques affaires de rechange,
- une trousse de toilette, rasoir, brosse à dents, dentifrice...
- vos médicaments si vous en prenez ainsi que les ordonnances correspondantes,
- votre téléphone portable et son chargeur,
- vos bijoux, tablette informatique et sa connectique, vos effets de valeur,
- une multiprise,
- des affaires spécifiques pour vos enfants en bas âge s'ils sont du voyage.
Ayez bien en tête que lorsque la personne bourrelle découvrira votre fuite alors elle percevra que la machine judiciaire va rapidement se mettre en marche contre elle. Cela signifie qu'elle va certainement cherché à détuire tous les documents susceptibles de la compromettre. Veillez bien à les avoir pris avec vous au moment du départ.

Une fois éloigné de votre domicile conjugale, contactez le commissariat ou la gendarmerie pour lui faire part de la situation et allez-y pour y déposer une main courante qui stipule que vous avez quitté le foyer conjugal pour vous soustraire à une situation de violences conjugales perpétrée par votre conjointe sur votre personne et/ou sur vos enfants. Contactez vos proches et n'hésitez pas à soliciter leur aide.


2.e - Légitime défense : une qualification juridique, jamais une solution ! -

Parlons enfin de ce monstre juridique qui fait beaucoup fantasmer et couler d'encre, mais qui mène surtout beaucoup de personnes en prison par méconnaissance du droit : la légitime défense.

Le seul cas où un acte est qualifié de légitime défense par un tribunal, c'est lorsqu'il s'agit d'un acte de survie face à un danger pour votre vie, que ce danger est réel, imminent, injuste, que l'acte de défense est jugé nécessaire par le tribunal (par exemple lorsqu'il n'y avait aucun autre moyen de vous en sortir telle que la fuite ou appeler au secour etc.), qu'il a été commis en simultanéité avec l'acte d'agression (il s'agit d'une réaction immédiate à une agression imminente), et que l'acte de riposte n'est pas excessif.

Donc, à retenir absolument et pour toujours : il ne s'agit jamais d'une solution offerte à une victime, il s'agit uniquement d'une qualification juridique concernant un acte de survie.

Autre point : dans une situation de danger réel, si vous avez le temps matériel de vous demander si vous êtes en état de légitime défense, c'est tout simplement que vous n'y êtes pas : l'acte qualifié juridiquement de légitime défense n'est jamais un acte réfléchi. Ainsi, toute arme posée astucieusement à un endroit opportun au cas où, toute préméditation, toute incitation à faire que votre agresseur vous attaque, toute anticipation d'une éventuelle agression, tout acte que vous aurez plus ou moins astucieusement préparé puis commis avec l'espoir plus ou moins secret qu'il soit qualifié de légitime défense, tout ça vous mènera directement à la case prison. Donc répétons-le : un acte de légitime défense n'est jamais un acte de vengeance, c'est un acte de survie.

Un grand nombre de victimes de violences qui se retrouvent ensuite en prison pour homicide le sont parce que ces personnes ont cru qu'il serait moralement admis que pour s'extraire d'une éventuelle situation hostile il suffisait de supprimer l'auteur de cette situation. Non, ce n'est pas vrai : ce n'est ni légal ni moral. Etre victime ne donne jamais le droit de tuer son agresseur. Et heureusement, sinon vous imaginez bien que certaines personnes profiteraient de cette possibilité pour assassiner leur conjoint trop gênant en justifiant à postériori leur geste par une éventuelle situation hostile à leur encontre.

A ce sujet un projet de loi avait été suggéré par des extrémistes féministes suite à l'affaire Jacqueline Sauvage et proposait aux femmes de pouvoir tuer leur conjoint en justifiant à posteriori d'une éventuelle situation de violences conjugales. Heureusement ce permis de tuer ne fut jamais validé d'autant plus qu'il était sexiste misandre étant donné qu'il n'offrait cette possibilité d'assassinat légal qu'aux femmes, mais pas aux hommes victimes de mêmes faits de violences conjugales. La loi française sur la légitime défense est jusqu'à présent verrouillée pour éviter de pouvoir être utilisée comme justificatif d'un assassinat commis de manière astucieuse. Si vous êtes victime de violences conjugales, dites vous donc que si vous n'êtes pas mort à l'heure actuelle c'est peut-être aussi parce que la loi est actuellement écrite de telle manière d'éviter que votre tortionnaire ne puisse l'utiliser pour vous supprimer impunément.


3. Ancienne victime, mais nouvelle proie.

A ce point de votre nouvelle vie, car il faut commencer à percevoir votre avenir comme une nouvelle vie, vous vous êtes extrait d'une situation traumatisante faite d'une ou plusieurs violences. Ceci signifie que vous vous êtes encore affecté psychologiquement par ce vécu douloureux ; vous avez retiré la lame de la plaie mais la blessure est toujours ouverte. Vous entrez donc dans ce que l'on appelle une phase de deuil préparatoire. Or, même si le nom de cette phase comporte le mot deuil il ne s'agit que d'une seule phase du processus cognitif que l'on nomme Deuil qui comporte en fait 7 phases bien distinctes. Cette phase-ci est la 4ème ! Oui : vous avez déja fait beaucoup de chemin depuis le tout début, vous en êtes déjà à la quatrième phase sur sept au total, bravo : vous ne le devez qu'à vous seul !


3.a - Colère et tristesse : des phases de vulnérabilité -

Le problème de cette phase-ci c'est qu'elle vous voit particulièrement affaibli, envahi par une multitude de sentiments variés et parfois opposés, d'émotions, qui font que vous serez tout du long une personne fragilisée. Et hélas lorsqu'on est fragilisé, tel un animal blessé dans la savane, on peut rapidement devenir la proie de nombreux prédateurs. Il va falloir apprendre à les identifier et à vous en prémunir : c'est tout votre avenir qui est en jeu.

Ces prédateurs sont reconnaissables en ce qu'ils vont tenter d'exploiter votre histoire douloureuse à leur bénéfice, un profit d'ordre crapuleux, ou idéologique, voire les deux. Des groupuscules intéressés par l'argent et/ou l'aura d'une victime sont soit à vocation sectaire soit extrémistes idéologiques (religieux, politiques etc.) Mais, quoi qu'il en soit, leur approche est sensiblement identique : vous caresser dans le sens du poil pour vous recruter, puis utiliser votre vécu pour vous faire adhérer à des thèses de rejet d'autrui, vous embrigader dans des idéologies de haine, ou conforter celles de leurs adhérents.

Or la colère que vous renssentez, qui peut aller jusqu'à la haine de l'agresseur, est un sentiment extrêmement fort qui constitue la 3ème phase de votre deuil. Il est désormais temps d'énumérer les quatre premières, ce qui va justement vous permettre de comprendre la structure même de ce tutoriel :

1. Le choc : Une phase courte où l'on se découvre pouvoir être la victime de cet agresseur. Vous l'avez vécue au moment de l'agression, peut-être cela vous a-t-il même sidéré : vous étiez incapable du moindre mouvement, peut-être même avec cette sensation de chape de plomb qui vous est tombée sur la tête.

2. Le déni : c'est la phase de négation qui correspond au premier point de notre tutoriel : la victime qui trouve des excuses à son agresseur, qui se perçoit elle-même comme responsable de sa propre agression, qui se dit que ce qu'elle vit "n'est pas possible", "pas elle", elle veut absolument percevoir l'événement traumatisant autrement que comme une agression.

3. La colère : Une phase de confrontation avec les faits, cela mène à la révolte envers l'agresseur. C'est cette phase qui permet de passer en mode action, c'est probablement celle-ci qui vous a permis d'appeler à l'aide, de fuir. Vous comprenez mieux pourquoi il faut la canaliser : sentiment de haine, désir de vengeance etc, sous la colère le corps sécrète des andorphines "dopantes" qui vous font paraître plus fort et courageux, qui donnent de l'energie à vos muscles pour fuir, mais qui peuvent hélas aussi mener à faire des choses graves que vous pourriez regretter plus tard.

A ce point du tutoriel nous en sommes donc à vouloir quitter cette 3ème phase qui nous a bien servi pour nous extraire de la situation dangereuse, mais qui désormais ne nous est plus d'aucune utilité. A la prolonger dans le temps elle pourrait bien au contraire nous mener à faire des bêtises car si les hormones sécrétées par le cerveau en phase de colère dopent les capacités musculaires, la contrepartie est qu'elles réduisent les facultés d'analyse. Vous comprenez mieux pourquoi les groupuscules de haine tentent déja de contacter leurs proies à ce moment du deuil, la 3ème phase : vous êtes probablement isolé, paumé loin de chez vous, toujours avec la rage, le cerveau baigné d'hormones qui réduisent vos facultés cognitives face à leur malice, bref : vulnérable à souhait pour eux.

4. La tristesse : Comme expliqué plus haut, cette phase porte aussi le nom de deuil préparatoire, un nom qui signifie qu'il ne faut surtout ni la négliger ni l'esquiver. Physiologiquement une très grande partie des ressources d'énergie du corps ont été épuisées en 3ème phase, donc on effondre : pleurs, sentiment d'être perdu... C'est la dépression. Vous pourriez donc penser qu'il faut éviter cela, vite balayer cette souffrance psychologique pour avancer... Justement pas du tout. Cette phase est très importante car le cerveau commence à y acter les événements, à les mettre de manière sensée et chronologique dans les bonnes cases : celles du vécu, du passé. Vous comprenez donc la fragilité dans laquelle vous vous y trouverez aussi, une fragilité telle que des gens mal intentionnés tenteront de vous prendre sous leur aile pour - sous des apparances toujours bienveillantes - vous présenter votre propre colère et votre haine envers votre agresseur comme étant la solution à votre "problème", à cette souffrance qui vous fait pleurer, déprimer. En somme ces gens peu recommandables ont pour objectif de vous faire sortir de cette phase de tristesse non pas en avant vers la suivante, mais en arrière vers celle de la haine, pour ensuite vous amener à rester dans une boucle sans fin qui tournera entre la phase de colère et celle de tristesse.


3.b - Méthodologie des extrémistes manipulateurs -

Un de leur moyen d'action consiste à vous présenter votre propre vécu traumatisant sous un aspect généraliste victimaire et stigmatisant : vous n'y seriez qu'une victime parmis tant d'autre de - ces gens là -, des gens qui portent des caractéristiques souvent physiques ou culturelles de votre agresseurs. En fait, le discours de ces prédateurs est quasiment toujours structuré de la même manière : désigner votre agresseur sous la forme de caractéristiques stigmatisantes. Suivant le type d'agression vécu, il s'agit peut-être d'un "homme", peut-être d'un "arabe", peut-être d'un "étranger", peut-être d'un "jeune" etc. c'est à dire un ou plusieurs éléments anodins pourtant présentés par ces groupuscules comme se devant de définir l'agresseur type, qui comme part hasard matche avec le votre. A savoir aussi que l'inconscient est friand de ce genre de biais cognitif : suite à un traumatisme et pour s'en prémunir à l'avenir il caractérise la source de l'agression pour tenter de la reconnaitre avant qu'elle ne frappe à nouveau. Une expression populaire correspond assez bien à ce comportement intuitif : "chat échaudé craint l'eau froide". Au final cela peut créer ou conforter des phobies et des réflexes discriminatoires tel que ressentir qu' "un arabe = un terroriste potentiel", "un juif = un voleur probable", "un homme = un être violent ou un violeur en puissance". Des réflexes de rejet de l'autre on ne peut plus sensibles aux clichés populaires.
Les prédateurs friands de victimes en plein deuil savent tout ça.

Avec le recul suffisant on se rend compte que peu de chose différencient les uns des autres tous ces rapaces qui se complaisent dans la haine de l'autre. Ils justifient systématiquement cette haine au nom d'une « bonne cause » contre soit une religion « différente », soit une origine « différente », soit un sexe ou un genre « différent ». Finalement, le mode de réflexion d'un extrémiste misogyne est sensiblement le même que celui d'une personne extrémiste féministe (qui n'a rien à voire avec le féminisme de bonne foi) ou que celui d'un raciste : une généralisation haineuse basée sur une qualité réelle ou supposée que l'autre aurait le « tort » de posséder, une nationalité, une couleur de peau, un sexe, un genre etc. En tant que victime de violences conjugales ou sexuelles, les orientations malsaines des personnes qui vous aborderont pour exploiter votre vécu dépendront donc de votre sexe, de votre genre, et de ceux de votre(vos) agresseur(s).

Il faut aussi prendre en compte le fait que des oppositions politiques tacites existent sur le sujet. Ainsi les franges extrémistes du féminisme se présentent souvent comme soutenant des valeurs de gauche et font passer leurs équivalants dans la haine misogyne comme étant de droite. Un tel antagonisme est aussi alimenté par les extrémistes misogynes qui à leur tour accusent les féministes (extrémistes ou non) de fréquenter les sphères extrémistes de la gauche. A noter que si les ultra-féministes apprécient de stigmatiser les hommes en les faisant passer pour des obsédés sexuels « naturellement » violents, ce même discours ultra-féministe se positionne dans la bienveillance lorsqu'il s'agit d'hommes aux pratiques homosexuelles. Evidemment cette discrimination basée sur le genre constitue une totale abération étant donné que les hommes qui commettent des actes de violences physique ou sexuelles sont bien évidemment extrêmement minoritaires et que, de plus, dans plusieurs pays qui se sont penchés sur la question du genre des victimes de violences conjugales il aurait été observé que les violences conjugales affecteraient majoritairement les couples aux pratiques homosexuelles et bisexuelles (Etudes ESG 2004 ; NISVS 2010 ; Journal of Interpersonal Violence 2011 ; Sexuality Research and Social Policy 2015). On perçoit toutefois mieux le positionnement discriminatoire genré des extrémismes du féminisme qui se sentent de gauche lorsqu'on sait que la communauté homosexuelle se renvendique souvent aussi de valeurs de gauche.

Le thème humanitaire des violences conjugales et sexuelles se retrouve finalement plongé au coeur d'un imbroglio politique où la victime quelle qu'elle soit est souvent considérée et utilisée comme un pion d'enjeux égoïstes, pour ne pas dire malsains et malhonnêtes. Un thème qui devrait pourtant n'être abordé que du point de vue des victimes sans ne jamais prendre en compte d'autre considération que leur détresse, leur souffrance, leur perçu, leur reconstruction dans la sérénité et dans la paix envers autrui.


3.c - Hominisme = féminisme, masculinisme = ultraféminisme -

Vous aurez remarqué que nous parlons parfois d'extrémistes féministes et parfois d'extrémistes misogynes ou d'extrémistes misandres. Vous aurez compris que dans le premier cas il s'agit de la frange extrémiste d'une idéologie et que dans les deux suivants nous qualifions la haine qui anime des comportements extrémistes. En tant que victime vous devez donc savoir quelle idéologie de paix est détournée par ces gens qui vous aborderont avec de mauvaises intentions. Car si l'idéologie de paix qui peut vous aider a un nom, celle de haine qui gravite à son extrême en a aussi un. La première prônant la paix et l'égalité vous sera d'un grand secours, quand à la seconde qui prône la discrimination et parfois la haine vous devrez la reconnaître et vous en écarter au plus vite.

L'équivalant du féminisme de bonne foi, qui se bat pour que les hommes obtiennent des droits que les femmes ont déjà, porte le nom d'hominisme. La frange extrémiste de l'hominisme se nomme le masculinisme. Contrairement aux hoministes, les masculinistes se battent non pas pour l'égalité mais pour une dominance, une supériorité de l'homme sur la femme, autant que les ultra-féministes tentent de dénigrer la condition masculine pour obtenir une dominance féminine dans notre société, une supériorité via par exemple l'adoption de lois inégalitaires (voir notre article sur l'Affaire Jacqueline Sauvage). Evidemment les ultraféministes ne s'encombrent pas avec ce genre de distinction : porter un sexe masculin et proposer de donner aux hommes des droits dont ils ne disposent pas mais que les femmes ont déjà relève à leur yeux de masculinisme. Leur tendance à la généralisation dans l'extrême misandre permet d'ailleurs de distinguer assez facilement les personnes ultraféministes des féministes de bonne foi.

La personne ultraféministe comme celle masculiniste tient des propos discriminatoires envers l'autre, elle est sexiste. Elle matche sur différents items des échelles établies par Glick et Fiske à propos des sexismes hostile et bienveillant envers l'autre sexe que le sien. Voici l'échelle de sexisme hostile à l'encontre des femmes et juste ensuite celle du sexisme bienveillant. Si vous êtes abordé par une personne qui tient ce genre de discours alors vous devez absolument vous en éloigner.




5. La résignation :

6. L'acceptation :

7. La reconstruction :




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