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FEMMES TUEUSES : L'Affaire Rodica Negroiu.

 



Précision : les détails de cette affaire sont relatés ici de manière chronologique tels que les enquêteurs et les magistrats en ont été informés.



Résumé détaillé

L'affaire Negroiu également appelée « Affaire de l'empoisonneuse de Maxéville », est une affaire criminelle française qui débute le 14 décembre 1990 à Vandœuvre-lès-Nancy en Meurthe-et-Moselle lors du décès de Raymond Jactel, militaire à la retraite de 82 ans. L'enquête diligentée à l'occasion de ce décès met en lumière la seconde victime : le second mari de Rodica Negroiu, dans le corps duquel est retrouvée la même substance toxique que celle trouvée dans celui de Raymond Jactel : de la digoxine. Ce double meurtre trouve écho jusque dans la communauté roumaine de Tel Aviv qui porte à la connaissance du juge l'existence d'un premier mari, Herman Goldstein, décédé lui aussi dans des conditions suspectes.



Les faits

Le 14 décembre 1990, Raymond Jactel, militaire à la retraite, décède à 20h30 à l'hôpital de Nancy de ce qui semble être un accident cardiaque après qu'il ait appelé les secours. Il s'avère que Jactel avait contracté un viager auprès de Rodica Negroiu, et qu'il avait converti toutes ses économies en Bons du Trésor, soit 700 000 francs, qui disparaitront le jour de son décès.



Contexte de l'Affaire Simone Weber

Cette affaire prend place dans la même région que celle de Simone Weber, avec l'emploi de la même substance toxique : la digoxine, avec la même motivation : l'argent.



1. Enquêtes

1.1 Enquête liée à Raymond Jactel

Avant de connaître Rodica, Jactel avait pris sous son aile le jeune Claude, un enfant de l'assistance publique, qu'il destinait être son légataire. Après avoir rencontré Rodica les relations entre Jactel et Claude semble se déliter : Jactel ne destine bientôt plus Claude à hériter de la maison. Toutefois Jactel confiera à Claude le lieu où il cachait les bons du Trésor ainsi que leurs numéros de série.

Quelques jours après le décès de Jactel, une personne se présentera à La Poste pour échanger 3 des Bons du Trésor. Face à la demande du guichet de présenter sa pièce d'identité, le porteur repartira sans insister. les policiers seront alertés de cet incident et feront le lien avec les bons du Trésor disparus au décès de Raymond Jactel. Plus tard, les policiers présenteront Roger, le compagnon de vie du moment de Rodica, au postier qui le reconnaitra formellement.

Les policiers découvrent que le contrat de viager entre Raymond Jactel et Rodica Negroiu avait été signé à peine 2 mois avant le décès du retraité. Les termes du contrat précisaient une rente mensuelle de 2 000 francs à verser au bénéfice de Jactel, de plus Negroiu devait s'occuper de lui jusqu'à la fin de ses jours.

L'enquête de voisinage fera ressortir que si Negroiu s'occupait depuis deux années du retraité, celle-ci était réputée être autoritaire, pouvant avoir une emprise sur lui.

10 jours après son enterrement, le corps de Raymond Jactel sera inhumé et des analyses seront effectuées sur ses viscères par l'Institut Médicolégal de Strasbourg. Les analyses feront ressortir la présente de digoxine (digitaline) et du phénobarbital (un antiépileptique). L'enquête révélera qu'aucun médecin n'avait prescrit de tels médicaments à Jactel. En revanche, le 29 août 1990, c'est-à-dire 6 mois avant le décès du retraité, Rodica Negroiu s'était faites prescrire ces deux substances dans une pharmacie à Nancy.

1.2 Enquête liée à Rodica Negroiu et à feu son second mari : Gérard Helluy

L'enquête fera ressortir qu'après avoir quitté sa Roumanie natale et être arrivé en France, Rodica Negroiu s'était mariée avec Gérard Helluy, 68 ans, qui décèdera 2 ans après la noce célébrée le 7 décembre 1985 à Nancy.

Interrogées, les sœurs de Gérard Helluy décriront Rodica comme une profiteuse. Elles expliquent, par exemple, que suite au mariage Gérard aurait offert à appartement au fils de Rodica. De plus, il aurait été contraint d'offrir à Rodica un manteau de vison qui aurait valu le prix de 3 mois de pension, soit environ 14 500 francs. Par la suite en manque de liquidité, Gérard demandera à Rodica de le lui restituer pour que le vendeur le lui reprenne, mais Rodica avouera alors l'avoir déjà revendu.

Suite à cet incident, et accompagné par ses sœurs, Gérard se rendra auprès du notaire pour déposer une demande de divorce et annuler la donation au dernier vivant qu'il avait signé 3 jours après le mariage. Il sera avéré par une enquête des Renseignements Généraux qu'au début de leur mariage Gérard et Rodica ne vivaient pas le sous même toit : lui vivait à Custines et elle à Nancy. La demande de naturalisation faite par Rodica sera rejetée à deux reprises pour ce motif. Suite à ces rejets, Gérard et Rodica se mettront à vivre sous le même toit, toutefois les deux sœurs de Jactel expliqueront qu'ils ne partageaient pas la même chambre et que leur frère s'enfermait à clef la nuit dans sa chambre armé d'un nerf de bœuf et d'une chaîne de peur que Rodica l'agresse. Les sœurs diront qu'en leur présence Gérard présentait un caractère fort lorsque Rodica était absente, mais que lorsqu'elle était présente alors il se comportait comme une lavette.

Dans ce contexte Gérard annulera sa demande de divorce et signera une nouvelle donation au dernier vivant.

Le jour du décès de son mari Gérard, Rodica venait à peine d'acquérir la nationalité française et d'obtenir le droit de toucher une pension de réversion en cas de décès de son époux, ainsi que de bénéficier de la donation au dernier vivant. Rodica parlera du décès de son mari comme des conséquences d'un excès d'alccol. Un médecin signera l'acte de décès en mentionnant cette cause, toutefois l'autopsie effectuée 4 ans après son décès déterminera que les prélèvements effectués sur les cheveux, les poils et le foie de Gérard Helluy contenaient de la digoxine à des doses pouvant expliquer son décès. Effectivement l'analyse de la croissance des cheveux démontrera une consommation chronique de digoxine par Helluy, étalée sur plusieurs mois.

Cette particularité sera aussi retrouvée sur les échantillons de cheveux prélevés sur Jactel : sa consommation de digoxine s'avèrera elle aussi chronique, étalée sur plusieurs semaines.

1.3 Enquête liée à Rodica Negroiu et à feu son premier mari : Herman Goldstein

Suite à ces éléments, Rodica Negroiu est inculpée de deux homicides volontaires et écrouée à la maison d'arrêt Charles 3 de Nancy. Les similitudes entre cette affaire et celle de Simone Weber feront alors grand bruit dans la Presse jusqu'auprès de la communauté roumaine de Tel Aviv. C'est ainsi qu'à Tel Aiv, en lisant la Presse, Esther Goldstein, la sœur du premier mari de Rodica Negroiu, Herman Goldstein, découvre le double meurtre dont est suspectée son ex-belle-sœur. Elle contactera le juge de Nancy pour lui faire part du premier mariage, en 1982 avec son frère, alors que Rodica et Herman vivaient en Roumanie, et du décès suspect de son frère à 51 ans d'une crise cardiaque.



2. Remise provisoire en liberté

Pendant son incarcération provisoire, l'avocat de Rodica Negroiu réclamera des contre-expertises sur les corps de Jactel et Helluy. Les analyses sont effectuées par l'Institut Médicolégal de Paris. Les résultats seront positifs uniquement concernant la présence de phénobarbital dans le corps de Jactel, mais seront négatifs sur les deux corps concernant la digoxine. L'avocat déposera une demande de liberté pour sa cliente et l'obtiendra contre une caution de 500 000 francs.

Une troisième expertise toxicologique sera alors diligentée par le juge auprès d'un expert de Lille. Les résultats seront ce coup ci positif et conformes aux premières analyses. Interrogé sur cette fluctuation de résultats entre les différentes analyses l'expert expliquera au juge que les résultats dépendent de la quantité d'échantillonnage expertisé et de la méthode d'analyse. Malgré ces nouveaux résultats le juge décidera de maintenir Rodica Negroiu en liberté.



3. Retour en détention provisoire

Pendant sa période de liberté Rodica Negroiu portera plainte contre un certain nombre d'acteurs de son dossier : contre X, contre Esther Goldstein, contre les voisins de Raymond Jactel, contre Claude, contre la famille Helluy, contre le directeur de la maison d'arrêt de Nancy, contre le juge en charge de son dossier, contre les policiers l'ayant entendue. Suite à ses plaintes, Rodica sera condamnée à deux reprises pour dénonciation calomnieuse et réincarcérée.



4. Le procès

Le juge d'instruction décidera de poursuivre Rodica uniquement pour le meurtre de Raymond Jactel et celui de Gérard Helluy.

Le procès débute le 21 juin 1999 à la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, à Nancy. Au cours de ce procès le comportement de Rodica joue en sa défaveur : elle sera décrite comme ayant un besoin de contrôle absolu de son procès, comme faisant preuve de colère lorsqu'elle est contredite. Elle agresse, menace et insulte les témoins. La Présidente du Tribunal laissera faire, un choix que l'avocat de la famille Helluy analysera comme relevant d'une grande habileté, l'objectif étant alors de faire jaillir la vérité en abaissant les défenses de la prévenue. Rodica tombera dans ce piège :

- Ainsi, Claude, l'héritier choisi par Raymond Jactel, avouera finalement avoir encaissé les 700 000 francs en bons du Trésor dès le décès de celui-ci : il possédait les numéros de série des bons. Cette révélation était susceptible d'invalider le mobile de la prévenue pour assassiner Jactel, et donc d'amener le jury à acquitter Rodica. Mais celle-ci fera l'erreur d'exploser de colère en traitant la partie civile de voleuse. Cette stratégie développée par Claude et pouvant initialement le mettre en danger le fera finalement passer pour le héros du procès, celui qui aura pu mener Rodica à dévoiler sa véritable nature cupide au jury. Effectivement, folle de rage Rodica pointera Claude comme étant donc la personne lui ayant volé "ses" bons du Trésor, des bons qui pourtant ne lui appartenaient pas.

- De plus, l'autre événement marquant de ce procès sera la présentation devant la cour de tous les objets qui ont été trouvés chez Rodica pendant la perquisition du domicile. Bon nombre étaient la propriété de Raymond Jactel. Elle affirmera pourtant que chaque objet lui appartenait, à elle, car provenant de Roumanie. Chose impossible. Face à ce comportement, et sans que Rodica ne le voit, l'avocat de la Partie Civile y glissera sa propre montre puis demandera à Rodica à qui elle appartient. Rodica tombera dans ce piège en répondant que la montre est à elle, finissant ainsi par se présenter auprès des jurés à la fois comme une personne cupide et une menteuse.

À l'issue de ce procès, en juillet 1999, le jury suit les réquisitions de l'avocat général et condamne Rodica Negroiu à 20 ans de réclusion criminelle. À cette époque le pourvoi en Appel n'existe pas, la peine est donc définitive.

Quelques années plus tard, le tribunal de grande instance de Nancy déclarera le mariage de Rodica Negroiu et de Gérard Helluy nul, il la déchoira de sa nationalité française.



Rodica Negroiu est sortie de prison le 24 janvier 2015. Elle aura passé la plupart du temps de sa peine au mitard à cause de son esprit de révolte vis-à-vis de l'autorité pénitentiaire.



Source : Wikipedia : Affaire Rodica Negroiu



 

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