Halte au Sexisme

« Parce que les hommes et LGBTQ+ battus d’aujourd’hui vivent le calvaire des femmes battues d’hier. »

 

 

Violences conjugales,
agressions sexuelles
 :

les oubliés de la France

 

1 homme sur 4 est victime de harcèlement sexuel au travail *.

1 600 000 hommes victimes d’un stress post-traumatique (SPT) à la suite d’un viol ou d’une tentative de viol subi dans leur vie *.

146 000 hommes victimes par an de violences conjugales tous types confondus *.

26 000 hommes victimes par an de violences sexuelles commises par leur conjoint.e ou ex-conjoint.e *.

67 500 hommes victimes chaque année de violences sexuelles physiques au travail *.

 

Et vous ? Quelle victime de la France misandre êtes vous ?

Violences conjugales,
agressions sexuelles
 :
la France de la honte !

 

0 plaquette informative de l’État où l’homme apparaît comme victime.

0 page Internet de l’État où l’homme apparaît comme victime.

0 précision de l’État pour dire que des structures prennent aussi en charge les hommes victimes.

0 structure d’État spécifiquement dédiée aux hommes victimes.

4 communications de l’État qui précisent qu’un homme a aussi droit au statut de victime ( 1, 2, 3 , 4).

99.7% communications de l’État qui suggèrent un sexe masculin pour évoquer un agresseur, sans que  JAMAIS il n’y soit suggéré qu’une victime puisse être un homme.

 

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WE HAVE A DREAM : One day, in France and in the World, men and LGBTQ+ who are victims of domestic violence, rape and sexual assault enjoy the same rights and the same consideration as heterosexual women.

NOUS FORMONS UN VŒU : qu'un jour, en France et dans le Monde, les hommes et les personnes LGBTQ+ victimes de violences conjugales, de viol et d'agressions sexuelles jouissent des mêmes droits et de la même considération que les femmes hétérosexuelles.

 


Notre édito du 25 novembre 2022 :
aujourd'hui c'est la journée internationale de lutte contre TOUTES les violences sexistes !

Nous ne pouvons donc que dénoncer les gouvernements, élus, politiciens, médias et autres complices de la systémique nauséabonde et sexiste visant dans leurs propos à nier le quotidien de tortures vécues par des centaines des milliers d'hommes victimes de ces mêmes violences (1 victime sur 4 est un homme *), et à minimiser la souffrance des victimes dont le genre est proportionnellement beaucoup plus touché que les femmes hétérosexuelles : 11% des femmes lesbiennes et gays sont victimes de violences au sein de leurs couples, 20% des couples transgenres sont aussi touchés ** (par comparaison, 7% des femmes hétérosexuelles disent connaître ou avoir connu des épisodes de violences conjugales). Des victimes hommes, lesbiennes, trans, tous et toutes méprisées, aux souffrances officiellement tues du seul fait de leur genre ou du fait que leurs tortionnaires possèdent un sexe féminin considéré comme porteur de toutes les vertus, malgré les faits, malgré les coups.


  • Preuve en est qu'il n'existe aucune journée internationale de lutte contre les violences faites aux hommes, aucune consacrée aux personnes trans.
  • Preuve en est le 19 novembre, journée internationale de l'homme, aucun décideur n'aura consacré ne serait-ce qu'un mot pour dénoncer les maladies spécifiques aux hommes, cancer de la prostate, des testicules... Elles tuent chaque année des milliers de victimes avec chaque année tout le mépris des officiels.
  • Preuve en est que jamais une femme lesbienne victime de violences des mains de sa conjointE ne suscite l'émotion des décideurs de ce pays, des médias. #ValérieDrif
  • Preuve en est que, de concert, tous les décideurs du pays ont tous choisi de travestir cette journée dédiée à toutes les victimes de violences sexistes en ne la consacrant qu'aux seules femmes victimes, sous-entendues femmes forcément cisgenres car étant immédiatement précisé que l'agresseur serait forcément un homme.


    Dans l'esprit de ceux qui nous gouvernent, la victime de violences sexistes a un sexe, forcément féminin, un genre, forcément hétérosexuel. Un seul mot d'ordre, systémique, règne au cœur même des institutions de notre pays : toute autre victime de violences sexistes doit être invisibilisée ! Car la perversion, la violence... tous les maux de l'espèce humaine sont perpétrés et portés au fil du temps par le seul chromosome XY, c'est bien connu ! Ceux qui nous gouvernent nomment ce mode de pensée, le leur, "féminisme" nous le nommons "haine sexiste systémique misandre, lesbophobe et transphobe".


    Honte à tous ces décideurs au sexisme assumé dont les mots promeuvent les clichés de sexe, de genre, dont les discours discriminants contribuent au quotidien à la fracture sociale ! Honte à ceux, celles, qui de la main de Marianne maintiennent sous l'eau les têtes de toutes les victimes au genre ou au sexe considérés comme indignes de la bienveillance sociétale sur le sujet des violences dénoncées aujourd'hui 25 novembre !


    Xavier-Yves Pedri pour Halte au Sexisme.


    Sources :
    * : Rapport CVS2018 page 84
    ** : étude AGIR 2013 https://www.lexpress.fr/actualite/societe/violences-conjugales-un-tabou-dans-les-couples-gays-et-lesbiens_2111736.html Il s'agit de la seule étude disponible à ce jour consacrée au genre des victimes de violences conjugales. Elle a été réalisée en 2013 par l'association AGIR.





    Retrouvez tous nos éditos en cliquant ici : Nos EDITOS !





    Notre mission : Défendre toutes les victimes !

    Violences conjugales, violences psychologiques, sexuelles ou verbales au travail, l’homme et la femme lesbienne vivent dans leur chaire et dans leur âme la même souffrance que la femme hétérosexuelle victime des mêmes violences. Mais à cause de leur sexe masculin ou de leur genre homosexuel(le) la France applique exclusivement pour l'homme et pour la femme lesbienne la triple peine nationale :
  • - la peine du châtiment quotidien des violences qu’il et elle subissent,
    - la peine de
    la honte, du fait que dans notre société un homme victime est considéré faible et anormal, que la femme lesbienne est perçue comme vivant forcément une idile avec une compagne forcément parfaite,
    - la peine de
    la négation institutionnalisée de leurs souffrances, un total mépris social, politique et médiatique.

    Hier encore la victime femme hétéro subissait cette triple peine, heureusement aujourd’hui elle est socialement reconnue dans sa souffrance, elle a un statut de victime. Désormais elle dispose d’armes sociétales fortes pour surmonter les épreuves, se reconstruire. On ne peut que s’en féliciter  et l'encourager à persévérer dans ces démarches !

    Mais parce qu’il est né avec un sexe masculin, et parce qu'elle est lesbienne, la femme lesbienne et l'homme n'ont toujours pas droit à cette bienveillance sociale ni à ce statut. Pire même : dans tout conflit qui les opposent à une conjointe tortionnaire, l'homme sera socialement, politiquement et médiatiquement présumé coupable jusqu’à ce qu’il prouve qu’il est la victime, la femme lesbienne battue par sa conjointe sera considérée comme une pleurnicheuse ingrate et honteuse, là où leur bourrelle sera instinctivement présumée pauvre innocente martyre.

    Ancrés dans nos mœurs françaises du quotidien, édifiés sans honte au cœur même de plusieurs Organes de Pouvoir, aujourd’hui en France la misandrie et l'ultraféminisme hystérique sont devenus des outils de domination et de pouvoir qui introduisent une forme de gynocratie violente au sein de nombreux foyers conjugaux hétérosexuels, bisexuels, lesbiens.

     

    Choix éditorial

    De ces victimes-ci, 3% seulement osent appeler à l'aide ! Un chiffre terrible qui unit toutes les victimes dites "minoritaires" de violences conjugales : seulement 3% des hommes battus, 3% des lesbiennes battues, 3% des bisexuelles battues, arrivent à surmonter les préjugés de sexe et de genre colportés par notre société, et à appeler à l'aide. Mis en perspective avec le fait que les femmes hétérosexuelles battues sont 10% à avoir ce même courage, cela signfie que les hommes et les femmes lesbiennes et bisexuelles supportent une pression sociétale spécifique liée à leur sexe ou à leur genre, un boulet-de-galérien institutionnalisé qui les incite spécifiquement à se taire beaucoup plus que s'ils étaient des femmes hétérosexuelles subissant le même calvaire. Ces hommes et ces femmes lesbiennes et bisexuelles sont donc victimes d'un fléau systémique. (Chiffres ONDRP 2015 et AGIR 2013).

    Parce que nous nous plaçons du point de vue de la victime face à sa souffrance, nous avons choisi de mettre en exergue la nécessité d’un sursaut national de bienveillance vis-à-vis de toutes ces victimes hommes et femmes dont la tête est maintenue volontairement sous l’eau par la main de Marianne. Des victimes quotidiennes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, des êtres humains qui n’ont comme seul tort soit d’être nés avec un sexe masculin sociétalement jugé indigne de compassion et de bienveillance, soit d'avoir un genre lesbien ou bisexuel dont la nature interdirait à toute femme battue par sa compagne de parler de son quotidien de souffrances, d'appeler à l'aide.

    Ce site s’inscrit donc dans une démarche altruiste de paix et d’entraide envers ces victimes de l’ombre, ces hommes et ces femmes qui vivent l'enfer, tous et toutes recroquevillés au fond d’une oubliette institutionnalisée.

     

     

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